Samedi 7 juin 2008

Les électeurs démocrates américains ont donc choisi. Ils avaient le choix entre un homme métisse et une femme. Dans les deux cas leur vote serait historique. Et c’est Barak Obama qui l’a emporté. Il sera officiellement intronisé durant la convention démocrate et il est certain que ce jour là il sera entouré d’une armée de garde du corps !

Il reste maintenant aux américains à confirmer ce qui vient de se passer en l’élisant président. Dans le cas contraire, on pourra dire qu’ils avaient le choix entre l’Histoire (Barak Obama), l’Histoire (Hillary Clinton) et le petit bout de la lorgnette (John McCain. Sauf à apprendre qu’il est gay !)

Cela dit, le prochain président des États-Unis fera ce qui est bon pour les États-Unis et rien d’autre. Inutile d’attendre des changements autres que cosmétiques de cette élection. Ceci est d’ailleurs valable pour tous les pays. Les hommes et les femmes sont les mêmes partout dans le monde.

Par Robert Dorazi
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Samedi 7 juin 2008

À la SNCF, tout est donc possible et on en a la preuve depuis belle lurette. Par exemple la SNCF détient le record de vitesse sur rail en TGV avec un aller simple Londres-Paris en à peine 12 heures ! Cette institution détient aussi des records de bonnes manières et de courtoisie avec deux ou trois wagons de passagers expulsés, alors qu’ils avaient réservé et payé leurs places, pour permettre à une princesse et sa suite, tous venus d’un des pays de l’or noir, de voyager alors que justement eux n’avaient ni réservé ni payé !

Le dernier épisode en date nous arrive donc tout droit dans le cœur. Un voyageur, enseignant de son état, a en effet été mis à l’amende pour avoir transporté illégalement ses animaux dit de compagnie, c’est à dire une meute d’escargots probablement venus de leur Bourgogne natale. Eh oui ! De plus en plus d’êtres humains lassés des chiens, des chats, des mygales et autres serpents venimeux exotiques, se tournent désormais vers l’escargot lorsqu’ils cherchent un animal de compagnie. Bien sûr le noble gastéropode n'a pas beaucoup de conversation et rares sont ceux qui vous ramèneront votre journal ou vos charentaises. Mais ils se contentent d’une feuille de salade de temps en temps, ils aiment sortir seuls quand il pleut, et on peut les déguster avec un bon beurre persillé plutôt que de les abandonner lâchement sur le bas-côté de la route avant de partir en vacance.


Moralité: Quant à voyager en train, et si vraiment tous les animaux de compagnie doivent payer leur ticket, j’invite toutes celles et ceux qui ont morpions à prendre garde ! Ils pourraient un jour être ruinés avec un simple Metz-Nancy !
Par Robert Dorazi
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Samedi 12 avril 2008

Quand Hiver arriva au trou de pêche, Surgelo était assis sur un siège de glace moulé juste pour ses fesses. Sa poitrine se soulevait et s’abaissait au rythme de ses ronflements et un filet de salive glacée coulait du coin de sa bouche. Il tenait son menton d’une main tandis qu’il tenait une canne à pêche de l’autre. La ligne pendait au-dessus d’un trou dans la banquise et un albatros attendait juste à côté.

― Bonjour p’pa ! lança Hiver, les mains dans les poches. J’ai dit BONJOUR P’PA !

Surgelo se réveilla en sursaut.

― Quoi ?… Non ! Ne pars pas… Oh ! Je faisais un rêve, enfin… un cauchemar, dit-il. Il y avait cette jolie sorcière des glaces avec sa grande bouche et ses six bras…

Surgelo jeta un regard noir vers ce fils qui venait le réveiller alors qu’il était sur le point d’obtenir un rendez-vous avec une sorcière à six bras.

― Alors ça mord, p’pa ? Depuis quand est-ce que maman est sous l’eau ?

Surgelo jeta un coup d’œil à ses pieds.

― Si j’en crois ce tas de salive glacée, je dirais une heure et demi, répondit-il.

Hiver fixa la ligne qui plongeait dans les profondeurs, sous la banquise 46 et sourit à son père.

― Alors ça veut dire que Frigida a battu son dernier record de plongée de dix sept minutes ! Il faudrait peut-être la remonter. Elle doit avoir attrapé assez de poissons maintenant.

L’Albatros remua ses ailes couvertes de glace en pensant à son futur repas mais Surgelo hésita. D’un côté, il voulait vraiment bien manger pour le dîner de ce soir et il avait bien besoin des arêtes pour terminer sa maquette. D’un autre côté, après une heure trente, Frigida devait commencer à manquer d’air !

Alors il rembobina la ligne pendant dix bonnes minutes. La banquise n’était pas très profonde à cet endroit !

Eh ! Au poids qu’il était en train de remonter, Surgelo comprit qu’il allait se régaler.

― N’y pense même pas, lança t-il à l’albatros qui avait enroulé sa serviette autour de son cou et qui préparait ses fourchettes. Chacun pour soi !

Lorsque Frigida émergea enfin, en brisant la glace qui commençait à boucher le trou au passage, son bec était rempli à ras-bord de poissons de toutes sortes, de calamars et même d’une bouteille de ketchup en prime. Frigida appelait cette méthode de pêche, la pêche-pélican, et elle pouvait faire pousser un bec gigantesque au milieu de son visage quand il le fallait !

Le seul inconvénient c’est qu’il fallait toujours une bonne demi-heure pour dégeler Frigida quand elle revenait de dessous la banquise et ça la mettait de très mauvaise humeur.

 

 

 Chapitre 2

 

De retour chez lui, Surgelo s’aperçut qu’il avait oublié sa canne. Hiver se proposa d’aller les chercher.

Lorsqu’il revint à l’endroit où Surgelo pêchait, Hiver aperçut Bouledeblanc mâchouiller une grosse nageoire qui dépassait de la banquise, juste à côté du trou. La nageoire se redressa comme un éclair et envoya Bouledeblanc valser.

― Espèce de grosse patate ! s’écria une jeune fille en se redressant. Tu ne comptais quand même pas te remplir l’estomac avec moi ? Est-ce que j’ai une tête de phoque ?

Hiver n’en crut pas ses yeux. Bouledeblanc avait voulu manger une fille.

Lorsqu’elle aperçut Hiver, la fille roula ses bras autour de son torse en ouvrant tout grands sa bouche et ses yeux.

― Retourne-toi ! Tu ne vois pas que j’ai perdu ma chemise ! lui cria t-elle en rougissant.

Hiver se retourna et regarda attentivement partout devant lui.

― Ta chemise n’est pas de ce côté non plus, lui dit-il finalement.

Il était sur le point de se retourner encore une fois mais la jeune fille l’arrêta.

― Ne regarde pas, je te dis ! Et la galanterie alors ? Passe-moi ton T-shirt. Et sans regarder !

Hiver ôta son T-shirt, son préféré, celui qui n’avait que trois trous, et le lança derrière lui. La fille l’attrapa au vol.

― C’est bon ! Tu peux te tourner maintenant.

La fille était assise, le T-shirt trop grand tombait jusque sur sa nageoire. Hiver s’approcha en souriant. Il ne passait pas souvent de fille aux cheveux jaunes et à la peau blanche dans le coin.

― Tu vas avoir du mal à marcher avec ta robe, lui dit-il.

La jeune fille le regarda d’un drôle d’air, puis décida qu’il était sérieux et poussa un soupir.

― Stoupidou ! s’écria la fille (ce qui voulait dire « idiot » en langage de fille.) Ce n’est pas une robe, c’est ma nageoire. Une nageoire de sirène. Je suis une sirène. Tu le fais exprès ou quoi ? Je me suis échouée sur cette banquise. Et maintenant le trou par lequel je suis venu est complètement bouché par la glace.

― C’est mon père qui a foré le trou pour pêcher. Il vient toujours ici mais il n’avait jamais pris de sirène avant aujourd’hui, dit Hiver.

― Il fait rudement froid chez toi, dit la sirène en claquant des dents. Et bien ! Ne reste pas planté là. Ramène-moi chez toi. Tu ne vas quand même pas me laisser geler ici, non ?

À vrai dire, l’idée avait traversé l’esprit d’Hiver. Cette sirène ne cessait de se plaindre. Elle avait attaqué ce pauvre Bouledeblanc, lui avait pris son meilleur T-shirt et maintenant elle voulait sûrement lui voler sa télévision satellite.

― J’ai un igloo pas loin. Tu as la télé chez toi ? demanda t-il.

― Et qu’est ce que je ferais d’une télé ? Je suis une sirène. Tu crois peut-être qu’on regarde la télévision sous l’eau ?

Comment est-ce qu’il aurait pu le savoir ? Il habitait le pôle Sud, pas sous l’eau.

― Bon d’accord. Suis-moi ! lui dit Hiver.

Maintenant il savait qu’elle n’en voulait pas à sa télévision.

Hiver tourna les talons et fit quelques pas puis se retourna. À son grand étonnement la sirène n’avait pas bougé.

― Tu ne viens pas ? lui demanda Hiver.

― Je suis collée. L’eau a gelé et ma nageoire s’est soudée à la banquise, se plaignit la sirène. De toutes façons il va falloir que tu me portes. Je ne peux pas marcher. Je suis une SIRÈNE ! Je nage, je ne marche pas.

― Moi aussi je nage ET je marche, répondit Hiver.

Mais il revint sur ses pas et prit la sirène par le bras. Il tira pour essayer de dégager la jeune sirène mais elle poussa un cri.

― Ça fait trop mal. Je t’ai dit que ma nageoire est collée !

Hiver soupira puis fouilla ses cheveux. Il en sortit sa baguette magique, murmura quelques mots et une scie vivante apparut qui découpa la glace tout autour de la sirène. Puis Hiver appela Bouledeblanc.

La sirène eut un mouvement de panique mais Hiver fit apparaître une corde, accrocha une extrémité au cube de glace sous la sirène et enroula l’autre extrémité autour de Bouledeblanc.

― Allez viens Bouledeblanc !

Ainsi allongée sur son traîneau de glace tiré par Bouledeblanc, la sirène suivit Hiver jusqu’à son igloo. Mais elle ne quitta pas de l’œil l’ours qui regarda en arrière plusieurs fois cet étrange poisson qui aurait bien fait son dîner.

Par Robert Dorazi
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Samedi 12 avril 2008
Et bien non! Ca ne marche pas. Les statistiques n'ont pas bougé. Inutile d'alimeter un article avec des mots-clés choisis. Il faudra trouver autre chose. Comme écrire quelque chose d'intéressant par exemple!
Pourquoi pas le début de la deuxième aventure d'Hiver Minimus?
Par Robert Dorazi
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Mercredi 9 avril 2008
Est-ce que le nombre de visites sur un site peut augmenter sensiblement si on ajoute les bons mots-clés?
Par exemple:
Flamme olympique
Jérome Kerviel
Carla Bruni
Tibet
Chine
Afghanistan
Bush
Obama
Clinton
Les bienveillantes
Harry Potter
Hiver Minimus (là, je triche un peu)
Comment devenir riche
Comment rester pauvre

Voilà pour ce message. Je vais attendre un peu et voir si les statistiques augmentent!
Par Robert Dorazi
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Vendredi 18 janvier 2008
undefined Ils avaient finalement décidé d’envoyer Hiver en France mais de prendre l’assurance.
― Qu’est-ce que tu dirais d’aller à l’école ? demanda Frigida.
― À l’école ? Mais qu’est-ce que c’est que l’école ? demanda Hiver.
― C’est une sorte d’igloo où tu apprendras des tas de choses.
Hiver ouvrit de grands yeux noirs et cessa de lécher son sorbet aux algues vertes.
― Mais je sais déjà tout ! dit-il. Qu’est-ce que je pourrais bien apprendre ? Je sais utiliser ma baguette magique et je sais construire un igloo pour les ours polaires. Tu peux venir vérifier.
― Si tu sais déjà tout, tu apprendras le reste. Par exemple tu apprendras qu’il n’y a pas d’ours polaire au pôle sud ! répondit Frigida.
Hiver se tourna vers Bouledeblanc puis dévisagea Frigida. Il fouilla sa tignasse d’où tombèrent une ou deux crevettes déjà bien sèches et quelques autres bibelots du même genre.
― À part Bouledeblanc bien sûr. Mais tous les ours polaires ne voyagent pas en tapis volant avant de s’écraser ici, ajouta Frigida.
― Comment est-ce que tu sais qu’il est venu en tapis volant ? demanda Hiver.
― Et d’où crois-tu que je tiens le nouveau tapis sous la table du salon ? répondit sa mère.
― Je préférais l’ancien, répondit Hiver.
― C’est pour ça que tu y as mis le feu trois fois, dit Surgelo dont la moitié de la moustache avait été emportée par le dernier incendie.
Il fallait être un enfant doué pour provoquer un incendie en Antarctique et Hiver en était fier.
― Et que tu as renversé tout ce qui pouvait être renversé dessus, sans parler du reste. IL NE RESTAIT RIEN de l’ancien tapis ! ajouta Frigida. Pour en revenir à cette école, elle se trouve en France et il fait chaud là-bas. Tu verras, c’est très désagré… très agréable pour un sorcier de ton âge. Ça te changera. Et puis ce n’est que pour une semaine, deux tout au plus. Et puis tu m’agaces ! Tu fais ta valise et tu prends ce maudit traîneau pour pouvoir attraper le prochain avion.
Hiver termina son sorbet et jeta l’arête.
― Pourquoi est-ce que je ne peux pas voyager sur un balai comme n’importe quel sorcier ? demanda t-il tout de même. Ça irait plus vite.
― Non !
― Pourquoi ?
― J’ai dit non ! Est-ce que tu as vu un balai volant dans les environs toi ?
― Ah oui ! C’est vrai, dit Hiver. Et comment est-ce que je fais pour amener Bouledeblanc avec moi ? Il ne tiendra jamais dans ma valise.
― IL RESTE ICI ! Bottus Hocus!
Aussitôt un éclair à tête chercheuse jaillit de la main de Frigida. Cet éclair fit le tour d’Hiver avant de venir lui brûler le fond du pantalon. Hiver sursauta. Il n’avait pas encore appris à éviter les éclairs à tête-chercheuse de Frigida mais ce n’était qu’une question de temps et elle le savait. Alors elle en profitait pendant qu’il était encore temps !
― Ouch ! Je l’ai senti passer celui-ci, dit Hiver en se frottant les fesses.
Surgelo baissa son journal, secoua la tête de droite à gauche puis reprit sa lecture. Une semaine ! Une semaine entière de paix et de tranquillité sans compter qu’il faut trois semaines pour se rendre à l’aéroport en traîneau et trois semaines pour en revenir. Ça fait pratiquement deux mois. Surgelo se mit à rêver, un sourire béat sur le visage heureusement caché par son journal. Avec un peu de chance un humain prendrait Hiver pour un animal rare et le mettrait en cage dans un zoo ! Oh oui ! Ce serait si… Oh ! Ce serait tellement… Non ce serait mal. Mais ce serait si… Oui, mais non. Ce serait mal. Après tout ce chenapan était son fils. Il baissa son journal une fois encore, regarda longuement Hiver, de la tête aux pieds. Il laissa échapper un soupir. Oui, il n’y avait pas de doute, Hiver était bien son fils. Et bien tant pis. Et tant pis pour le zoo aussi.
― Attends ! Tu ne peux quand même pas aller là-bas avec la peau bleue, soupira Frigida. Les gens pourraient trouver ça dégoûtant. Laisse-moi régler ça.
Elle fit tournoyer son index devant Hiver.
Epidermis colorius. Voilà ! Ça devrait aller avec cette couleur, lui dit-elle. C’est peut-être un peu foncé pour la France mais ça ira. Oui, ça ira.
Hiver s’inspecta de la tête aux pieds. Lui-même préférait le bleu au brun foncé mais sa mère devait avoir raison. Les gens à l’école devaient préférer le brun.
― Maintenant tu vas te préparer à partir. L’avion part le mois prochain. Tu auras juste le temps, dit Frigida.
Surgelo ne put s’empêcher de lever les bras en signe de victoire.
 
Hiver retourna à son igloo en compagnie de Bouledeblanc. Lorepure était là à les attendre tous les deux.
Lorepure était sa meilleure amie. Elle était la meilleure amie de tous les sorciers des glaces d’ailleurs. Et ses parents étaient les plus riches de la banquise 46. Leur maison était la plus grande et ils avaient même un gnome pour leur faire la cuisine. Lorepure était déjà grande pour ses huit ans et était une sorcière douée pour son âge. Elle avait aidé Hiver à faire rentrer la piste de bowling dans l’igloo même si Hiver avait eu un peu de mal à faire entrer Lorepure par la porte de l’igloo.
― Salut. Qu’est-ce que tu fais ? lui demanda la jeune fille.
― Je fais ma valise. Je vais à l’école.
Hiver se tourna pour mettre quelques objets dans sa valise. Celle qu’il avait failli recevoir sur la tête un jour où un avion avait survolé la maison de ses parents. C’est ainsi qu’il avait gagné deux cravates, l’une rouge et bleue et l’autre bleue et rouge, le nœud-papillon qu’il avait offert à Lorepure et qu’elle portait fièrement à son poignet ou à sa cheville, deux paires de chaussettes trouées, un paquet de cartes de visite au nom de la compagnie d’assurance Douglas Pépin, un nécessaire de toilette inutilisable et surtout un jeu d’échec avec un manuel d’apprentissage. Pour l’instant Bouledeblanc le battait encore mais Hiver faisait des progrès.
― Tu as un trou dans ton pantalon, lui dit Lorepure. Ne me dis pas que tu ne sais toujours pas éviter les éclairs à tête chercheuse ! Ma mère n’essaye même plus avec moi.
― Ma mère vise mieux que la tienne, c’est pour ça. Je ne trouve pas la télécommande de ma télévision. Tu la vois ?
Sans faire attention à Lorepure, Hiver retira son pantalon et passa le doigt dans le trou qu’avait fait l’éclair. Il pouvait appeler le numéro de téléphone d’un centre d’aide qui s’occupait des petits sorciers avec des problèmes de trous dans le derrière de leurs pantalons. Ce centre servait sûrement à recoudre les trous. Mais il n’y avait pas de téléphone à cinq milles kilomètres à la ronde et de toute façon c’est Frigida qui s’occupait de ce centre ! Alors Hiver rangea le pantalon dans sa valise.
― Tu viens chez moi ce soir ? Le gnome a préparé de la soupe de vers des abysses et des gâteaux de krill au caramel. Il y aura tout le monde et on pourra faire des vœux pendant l’aurore australe.
― D’accord. Mais il faudra que je rentre tôt, avant l’aurore australe. Demain matin je dois filer en traîneau pour attraper l’avion le mois prochain sur la banquise 367.
Par Robert Dorazi - Publié dans : Hiver Minimus
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Mardi 15 janvier 2008
undefined Les yeux encore mis-clos, Hiver Minimus s’approcha de la fenêtre de son igloo. Un igloo qu’il avait construit lui-même sans utiliser sa magie ou presque car il est difficile de faire rentrer un distributeur de bonbons acidulés et une piste de bowling par une porte autrement qu’avec un sortilège.
À peine avait-il passé la tête aux travers des barreaux de la fenêtre que des glaçons poussèrent sur ses cheveux en bataille. Il secoua la tête pour s’en débarrasser puis renifla bruyamment.
― Il fait plutôt chaud aujourd’hui ! dit-il en s’étirant.
Hiver avait raison. Dehors, la température était de moins 29 degrés. Presque un été pour ce petit sorcier des glaces. Sa peau bleutée était le seul signe qu’Hiver n’était pas un enfant comme les autres. Il y avait aussi cette baguette magique qu’il cachait dans la jungle de ses cheveux noirs mais justement, elle y était bien cachée !
Pour le reste, Hiver avait les yeux bleus et les dents blanches comme tous les sorciers des glaces sauf Bruton Beldent qui les avait perdues l’une après l’autre en se battant avec des trolls renégats et Ipsenia Citron qui avait les dents jaunes. C’était rare chez les sorciers des glaces et Ipsenia souriait toujours pour les montrer.
Hiver enfila son costume de semaine, et glissa dans ses sandales antidérapantes. Il trempa un doigt dans son bol pour faire fondre le jus de carottes polaires qui lui servait de petit déjeuner. Puis il se pencha sur son échiquier et bougea un pion en C6.
― À toi, Bouledeblanc. Sergelet a été bien gentil de me laisser camper tout seul, dit-il. Je ne sais pas pourquoi Frigida se fait toujours tellement de soucis dès que je veux voyager un peu. Il n’y a rien à craindre ici. Les éléphants n’ont pas de pattes, les manchots ne savent même pas voler, les baleines et les cachalots ne veulent pas marcher sur la banquise et les gnomes sont à peines plus grands que moi. Je ne vais quand même pas être piétiné par un troupeau de manchots !
Dans le coin de l’igloo l’ours blanc à qui Hiver s’adressait semblait dormir. Hiver l’avait trouvé l’année précédente au fond d’une crevasse, seul et affamé. Le jeune sorcier l’avait ramené chez lui et Frigida, sa mère, l’avait aussitôt jeté dehors à coup de pied au derrière. C’est à dire qu’elle avait jeté Hiver dehors à coup de pied au derrière ! Quant à l’ours, elle l’avait réexpédié là d’où il venait, au fond de sa crevasse, avec un seul sortilège. Frigida était une sorcière douée pour ce genre de sortilèges. Deux heures plus tard, Hiver avait de nouveau ramené l’ours chez lui en évitant le coup de pied au derrière de justesse cette fois. Ce n’était pas que ça faisait si mal que ça, Frigida n’était pas très grande ni très forte, mais quand même !
― Bon d’accord ! avait dit Hiver. Je ne peux pas garder un ours blanc à la maison. Mais alors je peux l’installer dans un igloo.
― C’est un ours polaire ! Les ours polaires ne vivent pas dans les igloos. Et un ours polaire, ça grandit. Ça grandit et ça grossit énormément ! lui avait répondu Frigida.
― Alors je construirai un énorme igloo, voilà tout !
C’est donc ce jour qu’Hiver avait commencé à construire son igloo. Et deux jours plus tard, en se réveillant, il avait mystérieusement trouvé des barreaux à la fenêtre. Il pensa que c’était une farce de cette chipie de Lorepure ! Quant à Bouldeblanc, l’ours, malgré les jours et les semaines, malgré tous les poissons qu’il dévorait comme quatre et même s’il avait avalé tout le cachalot qu’Hiver avait congelé par mégarde, il restait toujours un ourson. Il ne grandissait pas d’un centimètre et ne prenait pas un seul kilo. Ça avait peut-être quelque chose à voir avec le sort que lui avait lancé Hiver quand il avait fallu le faire entrer par la porte de l’igloo.
 
Lorsque Hiver entra dans la cuisine de sa mère ce jour de novembre, attiré par l’odeur de pieuvre au poivre, il ne savait pas qu’une surprise l’attendait. Sergelet courait d’une pièce à l’autre en chassant un des tentacules de la pieuvre qui tentait d’échapper au chaudron magique de congélation qui fumait encore. Mais ce n’était pas la surprise qui attendait Hiver.
Frigida aiguisait un couteau en os de phoque et lui demanda de dresser la table. De son côté, Sergelet avait rattrapé le tentacule qui essayait maintenant de l’étouffer et aurait sûrement réussi si Frigida n’avait pas lancé son couteau au bon moment et surtout au bon endroit.
― Cesse donc de faire le pitre avec ce morceau de pieuvre ! lança t-elle à son compagnon. Et remets le plutôt dans le chaudron. On va passer à table.
Hiver, lui, termina de poser les couverts sur la nappe de coquillages et s’assit sur son fauteuil de poissons compressés. Il n’aimait pas trop la pieuvre au poivre mais il aimait encore moins faire la cuisine tout seul alors il se força à avaler un tentacule entier. Puis un deuxième. Il refusa de finir le troisième.
C’est au dessert qu’Hiver reçut sa surprise.
Frigida lui montra le journal qu’elle tenait encore dans sa main. Elle avait entouré de rouge un article qui avait intéressé Sergelet. C’était l’offre d’une certaine Tante X qui se proposait d’accueillir gratuitement des enfants pour leur faire visiter le pays tout en leur dispensant quelques cours gratuits de couture. Ce qui avait légèrement embêté Frigida ce n’était pas les cours de couture (ça peut toujours utile même au pôle sud) mais les quelques lignes écrites en petits caractères et en chinois qui disaient :
Nous ne pouvons pas garantir que vos enfants reviendront en bonne santé, ni même qu’ils reviendront tout court, mais nous pouvons offrir une police d’assurance gratuite contre les disparitions de toutes sortes.
Sergelet pensait que c’était une bonne idée d’assurance puisque c’était gratuit. Il pensait aussi qu’il avait de la chance de vivre avec une sorcière qui possédait de si bons yeux et qui lisait le chinois. Frigida hésitait encore à confier son petit… son petit quoi d’ailleurs ? Comment appelait-on les enfants des sorciers de l’Antarctique ?
Alors elle en avait discuté avec Sergelet toute la nuit comme un couple de sorciers normaux. Et comme un couple de sorciers normaux ils s’étaient lancé au visage une pile d’assiettes qui ne servaient qu’à ça, les fourchettes du service à fondue, deux ou trois couteaux et quelques briques de glace. Rien de bien méchant et qui ne laissait que peu de traces sur leurs deux visages.
Par Robert Dorazi - Publié dans : Hiver Minimus
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Mardi 8 janvier 2008
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Petit à petit j'espère relater quelques unes des aventures de ce petit sorcier de l'Antartique. A bientôt!
Par Robert Dorazi - Publié dans : Hiver Minimus
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Mardi 31 juillet 2007

 



Un petit hommage a Serrault dans un film de JP Mocky, Le miracule. Un petit bijou avec des acteurs formidables et toujours ce style si etrange et si particulier de Mocky qui plait ou ne plait pas mais qui ne laisse pas indifferent.
Par Robert Dorazi
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Mardi 31 juillet 2007

 



Atmosphere atmosphere...
Par Robert Dorazi
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